dès son premier jour devant l’Assemblée nationale, le projet de loi bioéthique divise

dès son premier jour devant l’Assemblée nationale, le projet de loi bioéthique divise



Les députés doivent examiner ce texte qui prévoit notamment l’ouverture de la PMA à toutes les femmes ou encore l’accès aux origines pour les enfants nés grâce à un don de sperme. Mais du centre à l’extrême-droite, dès l’ouverture des débats, les élus ne taisent pas leurs craintes.

“Dans les semaines à venir, vous serez cette conscience qui doit délimiter et définir les grands progrès, sans rien céder sur les grands principes : la dignité de la personne humaine, l’autonomie de chacun et la solidarité de tous.” L’Hémicycle est loin d’être plein lorsque la ministre de la Santé Agnès Buzyn prend la parole et interpelle solennellement les députés, mardi 24 septembre 2019.

>> DIRECT. La loi de bioéthique est “une chance, et même un privilège pour notre société”, déclare Agnès Buzyn en ouverture des débats à l’Assemblée nationale

Les débats se sont poursuivis tard dans la soirée à l’Assemblée nationale. C’était le premier jour de l’examen du projet de loi bioéthique, un texte qui comprend l’ouverture de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes mais aussi une réforme de la filiation et l’accès aux origines pour les enfants nés grâce à un don de sperme.

Pour la ministre de la Santé, ce texte “permet d’adapter le droit à la société et aux Français tels qu’ils sont aujourd’hui.” Mais du centre à l’extrême-droite, des craintes s’expriment. La première serait celle d’un éventuel glissement de la PMA à la GPA, la gestation pour autrui. Thibault Bazin, député Les Républicains : “Ce projet confirme l’interdiction de la gestation pour autrui mais en même temps vous souhaitez mieux l’accompagner…”

Bien sûr les enfants déjà nés doivent être accueillis. Mais très sincèrement, quelle effectivité donnez-vous à ce refus de la GPA ?Thibault Bazinà franceinfo

Exclue de la République en marche pour des propos polémiques sur l’homosexualité, Agnès Thill fustige un “texte dangereux” : “La liberté si fièrement revendiquée n’est qu’une liberté de consommateurs ! Si la PMA, la congélation ovocytaire existe, c’est aussi parce qu’elle enrichit médecins, généticiens, biologistes et vous faîtes semblant de ne pas le voir !” En revanche à gauche, on trouve que le texte ne va pas assez loin. Les socialistes ont par exemple déposé des amendements réclamant l’autorisation de la PMA post-mortem, pour les femmes dont le conjoint décède au cours du processus de procréation médicalement assistée.

Dès son premier jour devant l’Assemblée nationale, le projet de loi bioéthique divise – le reportage de Sarah Tuchscherer



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