«L’État prétend chaque jour un peu plus éduquer et rééduquer les Français» 

«L’État prétend chaque jour un peu plus éduquer et rééduquer les Français» 


TRIBUNE – L’État nounou nous infantilise et pourrait aisément se transformer en État autoritaire rognant notre libre arbitre, s’alarme Nicolas Lecaussin, directeur de l’Institut de recheches économiques et fiscales (Iref, think-tank libéral)*.

Le Parti communiste devait être le premier et le plus important parent des enfants. C’était lui le chef de famille, qui décidait du nombre de naissances nécessaires au pays et les programmait. Chaque bébé était un futur membre du Parti, un de ces «hommes nouveaux» qui contribuerait à la construction de la société socialiste. Il ne fallait jamais l’oublier: le Parti d’abord, papa et maman ensuite. À la maternelle, les enfants étaient des «faucons (soimi) de la patrie». Cravate rouge, chemise kaki et pantalons bleus. Ensuite, dès le primaire, ils devenaient des «pionniers de la patrie», affublés d’une chemise blanche et de pantalons bleus avec, obligatoirement, une cravate rouge. La cravate rouge, c’était le sésame, on n’était rien sans elle. Elle marquait l’appartenance au Parti et à l’État, elle permettait de devenir membre, au lycée, de l’Union des jeunesses communistes. Les parents, l’école en tant qu’institution d’enseignement, passaient souvent au …



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