«La France, plus que jamais déchirée dans son identité et sa géographie»

«La France, plus que jamais déchirée dans son identité et sa géographie»


CHRONIQUE – Un an après le début du mouvement des «gilets jaunes», les analyses des deux brillants sondeurs Jérôme Sainte-Marie et Jérôme Fourquet sont complémentaires, estime notre chroniqueur.

Manifestation des «gilets jaunes» près des Champs-Élysées, le 8 décembre 2018.
Manifestation des «gilets jaunes» près des Champs-Élysées, le 8 décembre 2018. LUCAS BARIOULET/AFP

L’anniversaire fut malheureusement à la hauteur de ce qu’on craignait. Destructions, saccages, affrontements avec la police. Un an après, le mouvement des «gilets jaunes», même ramené à de modestes effectifs, ne parvient plus à s’arracher à la gangue de violence qui l’entoure depuis le début. Il n’empêche. Ce mouvement a coupé le mandat de Macron en deux, ainsi que ses ambitions réformatrices ; il a révélé la fureur d’une France périphérique, jusque-là laissée à l’écart des grands circuits de richesse, et méprisée par le monde médiatique et intellectuel du pays. Dans la lignée des travaux du géographe Christophe Guilluy, le sondeur Jérôme Sainte-Marie analyse ce retour de la lutte des classes qu’on voulait croire disparue. Il décrit la coagulation des petits indépendants et des salariés, qui étaient jadis séparés par le marxisme, et se retrouvent ensemble dans le même camp des vaincus de la mondialisation ; et de l’autre côté, des cadres, des habitants de métropoles, des retraités, même

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